Spiderette Solitaire

Les règles de Spiderette

En bref

On joue avec un seul jeu de 52 cartes, réparties en 7 colonnes et une pioche. Une carte se pose sur une carte d’un rang au-dessus, quelle que soit sa couleur ; un groupe ne se déplace que s’il est d’une seule couleur. Une suite complète du roi à l’as de la même couleur est retirée du jeu ; la partie est gagnée quand les 4 suites sont retirées.

La mise en place

Le jeu compte 52 cartes, un seul jeu. L’app les répartit en 7 colonnes de 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 cartes, de gauche à droite, soit 28 cartes. Seule la dernière carte de chaque colonne est visible ; les 21 autres sont face cachée. Les 24 cartes restantes forment la pioche : 3 distributions de 7 cartes, puis une dernière de 3 cartes, soit 4 distributions.

Le nombre de couleurs, choisi au début de la partie, change la composition des 52 cartes, jamais leur nombre :

CouleursDans l’appComposition
1Facile4 × 13 piques
2Moyen2 × 13 piques + 2 × 13 cœurs
4Difficile1 × 13 piques + 1 × 13 cœurs + 1 × 13 carreaux + 1 × 13 trèfles

Pioche : 24 cartes, 4 distributions restantes ; aucune suite retirée. colonne 1 : 0 cachée, puis 4 de trèfle ; colonne 2 : 1 cachée, puis as de trèfle ; colonne 3 : 2 cachées, puis 10 de cœur ; colonne 4 : 3 cachées, puis dame de carreau ; colonne 5 : 4 cachées, puis 3 de cœur ; colonne 6 : 5 cachées, puis as de pique ; colonne 7 : 6 cachées, puis 5 de cœur.

Schéma de la donne SD1-S4-AAAAAAH au départ, à 4 couleurs : sept colonnes de 1 à 7 cartes, une carte visible au bas de chacune, la pioche de 24 cartes et les quatre places des suites à retirer.

Poser une carte

Une carte visible se pose sur la dernière carte d’une autre colonne si celle-ci est d’un rang au-dessus, quelle que soit sa couleur : un 9 de cœur sur un 10 de pique, une dame sur un roi. L’as est la plus petite carte, le roi la plus grande : rien ne se pose sur un as, et un roi ne peut aller que sur une colonne vide. Quand la dernière carte d’une colonne part, la carte cachée dessous se retourne d’elle-même.

Déplacer un groupe

Plusieurs cartes visibles se déplacent ensemble si leurs rangs se suivent en descendant, par exemple 8, 7, 6, et si elles sont d’une seule couleur. Un groupe de couleurs mêlées reste en place, même si ses rangs se suivent : il faut le défaire carte par carte. Le groupe se pose comme une carte seule : sa première carte doit aller sur une carte d’un rang au-dessus, ou sur une colonne vide.

La colonne vide

Une colonne vide accepte n’importe quelle carte ou n’importe quel groupe déplaçable, pas seulement un roi. C’est la place la plus utile du jeu : elle sert à mettre de côté une carte pour en découvrir une autre.

La distribution

Toucher la pioche pose une carte face visible sur chaque colonne, de la première à la septième. L’app la refuse tant qu’une colonne est vide : il faut d’abord y poser une carte. Les 3 premières distributions posent 7 cartes ; la dernière n’en pose que 3, sur les colonnes 1 à 3. Ensuite, la pioche est vide.

Les suites retirées

Quand une colonne se termine par les 13 cartes d’une même couleur, du roi à l’as, toutes visibles, l’app retire cette suite du jeu d’elle-même, après le coup ou la distribution qui l’a formée. La carte cachée qu’elle recouvrait se retourne. Une suite n’est retirée que si elle est d’une seule couleur.

La fin de la partie

La partie est gagnée quand les 4 suites sont retirées : il ne reste plus aucune carte. L’app ne détecte pas une partie bloquée : quand plus aucun coup n’aide, à vous de recommencer ou de lancer une nouvelle donne.

Les variantes de l’app

  • 1, 2 ou 4 couleurs (« Facile, Moyen ou Difficile »), au début d’une nouvelle partie. À 1 couleur, il n’y a que des piques, en quatre exemplaires ; à 4 couleurs, c’est un jeu ordinaire.
  • Code de partie : il indique le nombre de couleurs et le mélange, par exemple SD1-S1-AAAAABD pour une donne à 1 couleur.

La marque

La partie commence à 500 points. Chaque déplacement et chaque distribution coûte 1 point ; chaque suite retirée rapporte 100 points. Le score n’a pas de plancher : une partie très longue peut passer sous zéro. Le compteur de coups compte les déplacements et les distributions ; le retrait d’une suite n’est pas un coup.

ActionPoints
Début de partie500
Déplacement d’une carte ou d’un groupe-1
Distribution-1
Suite retirée+100

Exemple : la partie de la page Exemples est gagnée en 53 coups. Elle finit à 500 − 53 + 400 = 847 points (4 suites × 100 = 400). C’est le barème de l’app ; d’autres versions du jeu comptent autrement.

Les particularités de l’app

  • Double-clic (activé par défaut) : le groupe touché part vers la meilleure colonne, de la même couleur d’abord, sinon vers une colonne vide.
  • Glisser-déposer ; « Placement auto » (désactivé par défaut) envoie la carte lâchée vers la meilleure place.
  • Aide au placement : pendant un glisser, les colonnes possibles sont mises en valeur. Règles interactives : après un coup refusé, l’app rappelle la règle.
  • Annuler : les 100 dernières actions. Le score et les coups reviennent comme avant ; une suite retirée revient avec le coup qui l’a formée.
  • Pas d’indice ni de solveur : l’app ne dit pas si une donne est gagnable.

Spiderette et Spider

Spiderette est la version à un seul jeu du Spider. Wikipédia la décrit ainsi : un seul jeu, et sept colonnes de 1 à 7 cartes, la mise en place du Klondike. Le Spider se joue avec deux jeux, dix colonnes et huit suites à retirer ; les coups permis sont les mêmes. Voir les sources.